Salut ! Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui, je le sais, peut paraître un peu technique au premier abord, mais qui est pourtant crucial pour la qualité de ta foulée, ton bien-être sur les chemins et même ta connexion avec la nature. On va s’intéresser à un muscle souvent méconnu, ou du moins sous-estimé : le psoas. Et si je te disais qu’étirer ce simple muscle pourrait être le secret pour une foulée plus libre, plus fluide, et pour te sentir vraiment en harmonie avec chaque pas ? Laisse moi te guider.
Le psoas : ce gardien discret de ton mouvement
Le psoas, ou plus précisément le psoas iliaque (il est souvent associé à l’iliaque pour former un ensemble fonctionnel), est bien plus qu’un simple muscle. Imagine le comme un pont essentiel qui relie le bas de ton dos (tes vertèbres lombaires) à l’intérieur de tes cuisses (le petit trochanter du fémur). C’est le seul muscle qui fait ce lien direct entre ta colonne vertébrale et tes jambes !
Sa fonction principale ? La flexion de la hanche. C’est lui qui te permet de lever ta jambe, de monter des marches, de courir en ramenant ton genou vers l’avant. Mais ce n’est pas tout. Il joue aussi un rôle fondamental dans la stabilité de ton bassin et de ta colonne lombaire. C’est un muscle profond, un vrai pilier de ta posture et de ton équilibre.
Dans certaines traditions, on l’appelle même le « muscle de l’âme » car il est profondément lié à notre posture, à nos émotions et à notre capacité à nous mouvoir avec aisance. Pour nous, traileurs, c’est une pièce maîtresse de notre mécanique.
Pourquoi un psoas souple est un atout en or pour le traileur ?
Quand tu arpentes les sentiers, chaque mouvement est sollicité. Montées raides, descentes techniques, franchissement d’obstacles, relances… ton psoas est constamment à contribution. Voici pourquoi il est si important de lui accorder de l’attention :
- L’amplitude de la foulée : Un psoas souple permet une meilleure extension de la hanche vers l’arrière, ce qui libère la jambe pour une propulsion plus efficace et une foulée plus longue, moins « cassée ». Tu gagnes en fluidité et en énergie.
- Prévention des douleurs lombaires : Un psoas tendu tire constamment sur le bas du dos, pouvant provoquer des douleurs chroniques, des raideurs ou même irriter le nerf sciatique. Relâcher le psoas, c’est offrir un soulagement à ta colonne vertébrale.
- Puissance en montée : La flexion de la hanche est clé pour monter. Un psoas fort et souple t’aide à lever tes genoux plus efficacement et à maintenir une bonne dynamique dans les ascensions.
- Récupération et posture : En libérant ce muscle, tu améliores ta posture générale, réduis les compensations musculaires et permets à ton corps de mieux récupérer après l’effort. Une bonne posture, c’est aussi une meilleure oxygénation et moins de tension inutile.
- Connexion au terrain : Une foulée libre et un corps équilibré te permettent de mieux « sentir » le sentier, d’anticiper les appuis, et de dialoguer avec la nature sans être gêné par des tensions internes.
En somme, un psoas tendu peut être la cause silencieuse de nombreux petits tracas du traileur : une sensation de « frein », une foulée moins efficace, des douleurs diffuses. L’ignorer, c’est se priver d’une partie de son potentiel et de son plaisir.
Comment identifier un psoas tendu et le libérer en douceur ?
Comment savoir si ton psoas est tendu ? Les signes sont souvent subtils :
- Une douleur sourde dans le bas du dos, souvent aggravée après être resté(e) longtemps assis(e) ou après une longue sortie.
- Une difficulté à se tenir bien droit(e), avec une tendance à l’hyperlordose lombaire (les fesses en arrière, le ventre en avant).
- Une sensation de raideur ou de blocage dans l’aine ou la hanche.
- Une foulée qui semble moins ample, comme si tu étais « retenu(e) ».
Si tu te reconnais dans ces descriptions, il est temps d’agir, mais toujours avec écoute et bienveillance envers ton corps. Oublie les étirements brutaux ; le psoas a besoin de douceur et de régularité.
L’étirement du psoas : ton allié au quotidien
Voici l’étirement le plus classique et efficace, à pratiquer régulièrement, idéalement après tes sorties ou même juste pour un moment de détente. Il se nomme « la fente avant genou au sol » :
- Position de départ : Mets toi à genoux sur un tapis. Avance une jambe vers l’avant, de sorte que ton pied soit à plat et ton genou forme un angle de 90 degrés, juste au-dessus de ta cheville. L’autre genou reste au sol, juste derrière ta hanche.
- Alignement du bassin : Garde le dos droit et le bassin neutre. L’erreur la plus courante est de laisser le bassin basculer vers l’avant, ce qui réduit l’efficacité de l’étirement. Pour corriger cela, imagine que tu veux « rentrer le nombril » et « basculer légèrement ton pubis vers l’avant » (rétroversion légère du bassin). Tu devrais sentir une légère tension dans l’aine de la jambe arrière.
- Progression de l’étirement : Tout en maintenant l’alignement de ton bassin, avance très légèrement ton corps vers l’avant. N’y va pas trop fort ! Tu dois sentir un étirement doux mais profond dans le devant de la hanche et la cuisse de la jambe arrière.
- La respiration : C’est la clé ! Respire profondément par le ventre. À chaque expiration, essaie de relâcher un peu plus la tension, de laisser ton corps s’enfoncer légèrement dans l’étirement.
- Maintien : Tiens la position pendant 30 à 60 secondes, sans à-coups. Reviens doucement et répète de l’autre côté. Fais 2 à 3 répétitions par jambe.
Conseils supplémentaires :
- Assure toi que ton genou avant ne dépasse pas ta cheville pour protéger ton articulation.
- Si l’appui du genou arrière est douloureux, mets un coussin ou une serviette épaisse.
- Évite de creuser le dos. Le secret est vraiment dans le positionnement du bassin.
- La régularité est bien plus importante que l’intensité. Mieux vaut faire 5 minutes d’étirement doux chaque jour que 30 minutes de façon agressive une fois par semaine.
Un corps libre, un esprit connecté au sentier
Prendre soin de ton psoas, c’est un acte de respect envers toi-même, envers ton corps qui te porte sur les sentiers. C’est comprendre que la performance ne se limite pas à la vitesse ou à la distance, mais aussi à la qualité du mouvement, au bien-être et à la prévention des blessures. Un corps libre de tensions est un esprit plus clair, plus disponible pour se connecter à la beauté des paysages, aux sensations du terrain, au rythme de sa propre respiration.
Ce « dialogue avec les sentiers » dont je parle souvent, il commence par un dialogue intérieur, une écoute attentive de ce que ton corps exprime. Un psoas souple, c’est une invitation à une foulée plus naturelle, plus harmonieuse, une véritable libération. Ce n’est pas de l’élitisme, c’est simplement une manière de t’offrir le meilleur pour profiter pleinement de chaque aventure, avec conscience et plaisir.
Alors, prends quelques minutes, respire, étire toi. Ton corps, et ta foulée, te remercieront.
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